Le syndrome de l’écran blanc

Très souvent dans ma vie, j’ai rédigé un blog. Ado en 2006; je suis de la génération Skyrock, cette plateforme qui te permettait d’exposer au grand jour (mais dans le noir) des échantillons précis et significatifs de ta crise d’adolescence dans cette vie que tu trouvais déjà bien dégueulasse alors que c’était que le début (!). Je suis aussi de ceux qui regrettent l’époque lointaine où Blogger, tout comme Youtube, n’appartenait pas à Google.

Il y a des blogs que j’ai tenu longtemps. Et d’autres dont je me suis lassée presque immédiatement.

Tous ces blogs ont quelque chose en commun, dès leur naissance:

Le premier post est toujours celui que j’ai le moins envie d’écrire. Il. me. fait. chier.

Celui où je suis supposée me présenter, ou plutôt, vous livrer une première image de moi, basée sur ce que j’ai envie de projeter: une auteure — pardon, je veux dire autrice (quel mot phonétiquement irritant, je le dirai jamais assez), qui a la prétention de croire qu’elle a des choses intéressantes à dire, à raconter. Et que certains pourront apprécier mes mots, ou peut-être même, simplement ma façon de les apprêter. Que mes écrits puissent susciter des réactions, émotions, réveiller quelque chose en vous, peu importe ce que ça pourrait bien être.

La prétention de croire que les coulisses de mon processus créatif pourrait vous divertir, alors qu’en guise d’introduction, j’écris ces lignes sur un ton qui me donne l’impression que je suis sur le point de mettre mon CV en pièce jointe. Non mais qu’est-ce qui m’prend ?

Je serai brève, aujourd’hui. Ai-je besoin de vous rappeler que je déteste les premiers posts? Le meilleur est à venir.

Mon nom est Ève, à la fois votre hôte et votre guide pour cette aventure.
Mon nom est un palindrome. Enchantée.

Bien à vous,

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