Lire entre les lignes et les épaisseurs
Ça ne fait pas si longtemps que je fais activement de l’art. Depuis l’hiver 2018, plus précisément. Même que, à part pour deux projets en particulier qui ont été le catalyseur, mon principal médium n’était pas la peinture. Pendant peut-être deux ans, les feutres Sharpie faisaient partie de mes achats les plus fréquents. Mais j’y reviendrai plus en détails, un autre jour sans doute.
Au bout d’un moment j’ai senti que je commençais à me répéter. Les mêmes patterns et combinaisons de couleurs revenaient, même en essayant de faire autrement. J’avais fait le tour. Alors j’ai commencé à oser peindre régulièrement. Ou plutôt; enchaîner les toiles comme j’ai enchaîné les affiches. Cette fois, sans jamais en faire le tour.
Voici un scoop: je n’ai aucune formation en art. J’ai surtout appris par de nombreux essais-erreurs. Et passer des feutres à la peinture, ça a été un changement drastique. Il y avait tout à découvrir. Il y a encore, tout à découvrir !
Un fou sentiment de liberté, mais aussi un bon exercice pour l’égo; Picasso disait que l’image qu’on a en tête et celle que l’on crée, sont deux choses différentes (je paraphrase en ostie, là). C’est normal de ne pas peindre exactement ce qu’on imagine, comme on l’imagine. Depuis que j’en prends conscience, j’accepte doucement qu’aucune de mes peintures ne se passent comme prévu. Aucune.
Lors d’une de ces journées où je fais que d’la merde, le plus difficile, c’est le mini processus de transition qui consiste à repeindre la zone en blanc, et l’ultime défi; attendre que ça sèche. Même si on a envie de réparer la gaffe MAINTENANT. Faut attendre. Ensuite, en mode Patchwork. On enterre, on oublie ce qu’on voulait faire. On donne une nouvelle vie à ce qui était foutu. Avec une épaisseur de plus.
Peu importe! C’est de l’histoire, c’est ok!
Mais maintenant si vous permettez; la peinture est sèche. J’ai une erreur à réparer.
À bientôt bande de vous-autres.